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dimanche 17 février 2008

Ajusture et pantouflage

AJUSTURE d'un fer à cheval : il s'agit d'une forme que l'on donne par forgeage à la voûte du fer, en pince, de façon à ce que la sole ne puisse pas toucher l'angle du fer, même lorsque le cheval est en mouvement, et que la sole joue sous l'effet de la charge. (voir photo et schéma plus loin)

VOUTE d'un fer à cheval : face supérieure du fer, en contact avec le dessous du sabot.

ETAMPURES : trous rectangulaires coniques pratiqués dans le fer et par où passent les clous.

BROCHER : faire pénétrer un clou dans la corne d'un sabot pour fixer un fer

EPONGE : partie arrière de chaque branche d'un fer, recevant les talons du sabot. Les éponges sont situées après les dernières étampures.

PANTOUFLAGE : pente donnée à la voûte d'un fer (vers l'extérieur de la branche) . En général, elle est limitée aux éponges et reste très légère. On ne broche pas dans la zone pantouflée, car le pantouflage est destiné à faire glisser la paroi (le plus souvent limitée à celle des talons) vers l'extérieur, pour agrandir le pied, et le clou ferait obstacle à cet élargissement ce qui provoquerait une gêne, voire des dégâts sur la corne.





5 analyse de la photo n° 13 parue sur la page "Il trotte bien , mais si vous saviez... (2ème étape) " : vue de la voûte d'un fer antérieur.
  • en rouge : les zones pantouflées
  • en vert : la zone où a été pratiquée l'ajusture anglaise
  • en jaune : une étampure

Coupe schématique de la pince d'un pied ferré avec une ajusture anglaise : 4

  • en rouge : le pinçon
  • zone hachurée : la section du fer
  • en vert : la forme de la voûte caractéristique de l'ajusture anglaise, obtenue par forgeage.


5 Schéma d'un pied ferré avec un fer pantouflé et de la garniture, vu des talons

en ocre : la section des deux branches du fer.



© Copyright Catherine Castel

lundi 11 février 2008

Il trotte bien, mais si vous saviez ... ( 2ème étape)

- suite de la 1ère étape -

Nous retrouvons notre trotteur 12 jours plus tard, le 9.12.93 (Photo n°8) 6




La corne a changé d'aspect.

On distingue un léger «bombé» à mi-hauteur de la paroi sur tout le pied (et sur les 4) montrant bien que le pied a profité de l'assouplissement de la corne pour se donner plus de place.

Le cheval marque encore un peu de l'antérieur droit, mais plus du tout du postérieur droit, ni des autres pieds.


5 Antérieur droit : on voit nettement le «bombé » à mi-hauteur de la paroi. (9.12.93)
6 même pied : sur la pince également, c'est visible. (9.12.93)


Que s'est-il passé pour que la paroi présente ce léger «bombé », comme on le voit sur ces trois photos ? 4ici agrandissement d'un détail de la photo n°8 (antérieur droit)

Sous l'action des Onguents TRADITION, la corne retrouve son élasticité.

Les parties internes du pied peuvent alors agir sur elle afin de se faire plus de place :

Le sabot se trouve agrandi de l'intérieur.

Au début, ce résultat est plus marqué sur la paroi que sur le fond car la zone du bas est plus lente à s'assouplir. En quelque sorte, le sabot après avoir été comme un «tuyau », commence à se mettre en «tonneau ».

Ensuite, nous le verrons plus tard, la sole va également se prêter, et nous allons en mesurer l'élargissement.



5 9.12.93. Le maréchal-ferrant a procédé à un nouveau parage intensif comme le 27.11. 93. Malgré la proximité de ces deux dates, il a dû enlever beaucoup de corne, indiquant une forte pousse de la sole en épaiseur.

  • 12 jours seulement se sont écoulés entre les deux parages

  • la pousse de la corne en épaisseur a pourtant été très abondante et a nécessité un nouveau parage minutieux

  • une grande différence cependant avec le précédent : cette fois-ci la corne se travaille beaucoup plus facilement. Elle est veloutée, et le sabot est moins rigide : on arrive, à la main, à faire un peu «jouer» les talons.

    12 jours d'emmaillotement des pieds avec des applications fréquentes d'Onguent TRADITION n°1 les ont bien préparés à être ferrés :

Ils ont acquis une souplesse suffisante pour pouvoir être ferrés sans danger avec des fers pantouflés.






5 après forgeage, finition des fers à la meuleuse. 9.12.93

6 Fer terminé : Ajusture en pince, et pantouflage des éponges remontant assez loin en quartiers



6 Vue de profil du même fer : on voit le pantouflage qui démarre à la 3ème étampure.


6 Vue de dos du même fer.


Le pantouflage est fort accentué sur les éponges. Un tel pantouflage a été rendu possible uniquement parce que l'Onguent TRADITION n°1 a donné assez de souplesse à la corne.


Un tel ferrage serait dangereux sans l'assouplissement important obtenu par l'ONGUENT TRADITION n°1

6Brochage avec 4 clous seulement par pied (1ère et 3ème étampures).

Clous n°0 brochés assez bas pour ne pas brider le pied. (ph. n°16)





4détail de la photo précédente :



on notera l'emplacement des 4 clous : très près de la pince afin de laisser un maximum de la paroi libre de s'écarter.







5 vue de face des 2 antérieurs. (ph. 17)

Garniture importante laissée à partir du dernier clou broché (3ème étampure)




4 (ph. 17) Agrandissement du détail de la garniture sur le quartier et le talon externes de l'antérieur droit, vu de face :











5 (ph. 18) Vue de dos des 2 antérieurs après brochage. Remarquer la garniture .


4 Agrandissement du détail de la garniture sur le quartier et le talon externes du même pied, vu de dos :





Onguent n°1, 2 fois par jour, sans emmailloter les pieds.

Marche sur route 2 fois 10 minutes le premier jour, en ajoutant 2 fois 10 minutes chaque jour et quelques minutes de trot à partir du 4 ème jour.

A suivre : 3ème étape, le 16.12.93 ...


© Copyright Catherine Castel