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lundi 18 février 2008

Il trotte bien, mais si vous saviez ... (3ème étape )

-suite de la page "Il trotte bien, mais si vous saviez ... (2ème étape) " -

6 16.12.93 - photo 19. Antérieur droit
7 jours après la photo précédente, la garniture est pratiquement couverte !!!

Le cheval se met spontanément au trot (sur route). Il est gai, joueur ... et ... CARRÉ.
On relève la ferrure pour élargir les fers : cette photo a été prise juste avant de déferrer.







3 Ph. 17 - extrait - 9.12.93












4 Ph. 19 - extrait - 16.12.93



Entre ces deux photos : 7 jours !
En comparant les agrandissements du même détail, on voit bien que toute la paroi, à partir du dernier clou s'est considérablement écartée jusqu'à couvrir quasiment la garniture !


Le pantouflage a rempli son office : les forces d'écartement qu'il a créées se sont ajoutées à la poussée de l'intérieur du pied pour élargir la sole et écarter la paroi.


ATTENTION !

Ceci pour les "petits malins" qui penseraient pouvoir obtenir les mêmes résultats en faisant les mêmes gestes de maréchalerie, mais sans utiliser les onguents "TRADITION" : ils feraient courir un grave danger à leur cheval.
  • On assouplit, d'ABORD
  • On façonne, ENSUITE .
  • Sinon, on CASSE TOUT !

5 16.12.93 . La sole s'est un peu comblée (voir ph. du 9.12) . La corne a poussé même en épaisseur.

6 16.12.93 . La corne est souple et se travaille facilement. Le maréchal amincit à nouveau la partie arrière de la sole et les talons. (ph. 21, antérieur droit)






4 En examinant ce détail de la photo 21, on remarque l'épaisseur du copeau de corne que le maréchal s'apprête à enlever : environ 4 mm .



Une telle épaisseur est remarquable à plus d'un titre :

  • ceci est le premier copeau : la pousse en épaisseur a donc été supérieure à 4 mm, pourtant le précédent parage "à la rosée" n'a été fait que 7 jours auparavant (ph. 11)
  • l'outil pénètre facilement à la main : la corne se travaille bien
  • le copeau, bien qu'épais, ne se casse pas : la corne est souple


6 16.12.93 -Pied prêt à être referré (antérieur droit).


On va remettre les mêmes fers, mais élargis d'environ 1 cm en talons. Toujours brochés avec 4 clous ... Une importante garniture a été redonnée.

Onguent n° 1, 2 fois par jour, sauf sur la zone brochée, où on le remplace par l'onguent n° 3. Travail léger pas et trot, piste et route, en augmentant progressivement. Relevage dès que la garniture sera recouverte, et ainsi de suite, jusqu'à ce que le cheval retrouve véritablement ses pieds.

2 mois après le début des soins, regardez-le trotter


6 25.01.94 , photo 23


Ci-dessous, quelques éléments de comparaison :



5 27.11.93 - Antérieur droit
6 16.12.93 - le même pied

Entre ces deux photos : 19 jours : + 1 cm en talons


5 9.12.93 , Antérieur droit
6 16.12.93 , le même pied :

Entre ces deux photos : 7 jours :

Elargissement de 4 mm en quartiers !




5 27.11.93 - Antérieur droit
6 16.12.93 - le même pied
Entre ces deux photos : 19 jours
Les glomes s'écartent, la corne change de texture



Pendant ces deux mois de remise en état, pour arriver à ce résultat, il a fallu

  • 1 déferrage avec parage
  • 1 ferrage
  • 4 relevages
  • environ 750 cc d'onguent Tradition n°1
  • environ 250 cc d'onguent Tradition n°3
  • l'assiduité du palefrenier-soigneur
  • l'ouverture d'esprit et la bonne entente de tous les participants : propriétaire, entraîneur, vétérinaire, maréchal-ferrant, palefrenier, ainsi que de tous les autres membres de cette écurie.


© Copyright Catherine Castel

lundi 11 février 2008

Il trotte bien, mais si vous saviez ... ( 2ème étape)

- suite de la 1ère étape -

Nous retrouvons notre trotteur 12 jours plus tard, le 9.12.93 (Photo n°8) 6




La corne a changé d'aspect.

On distingue un léger «bombé» à mi-hauteur de la paroi sur tout le pied (et sur les 4) montrant bien que le pied a profité de l'assouplissement de la corne pour se donner plus de place.

Le cheval marque encore un peu de l'antérieur droit, mais plus du tout du postérieur droit, ni des autres pieds.


5 Antérieur droit : on voit nettement le «bombé » à mi-hauteur de la paroi. (9.12.93)
6 même pied : sur la pince également, c'est visible. (9.12.93)


Que s'est-il passé pour que la paroi présente ce léger «bombé », comme on le voit sur ces trois photos ? 4ici agrandissement d'un détail de la photo n°8 (antérieur droit)

Sous l'action des Onguents TRADITION, la corne retrouve son élasticité.

Les parties internes du pied peuvent alors agir sur elle afin de se faire plus de place :

Le sabot se trouve agrandi de l'intérieur.

Au début, ce résultat est plus marqué sur la paroi que sur le fond car la zone du bas est plus lente à s'assouplir. En quelque sorte, le sabot après avoir été comme un «tuyau », commence à se mettre en «tonneau ».

Ensuite, nous le verrons plus tard, la sole va également se prêter, et nous allons en mesurer l'élargissement.



5 9.12.93. Le maréchal-ferrant a procédé à un nouveau parage intensif comme le 27.11. 93. Malgré la proximité de ces deux dates, il a dû enlever beaucoup de corne, indiquant une forte pousse de la sole en épaiseur.

  • 12 jours seulement se sont écoulés entre les deux parages

  • la pousse de la corne en épaisseur a pourtant été très abondante et a nécessité un nouveau parage minutieux

  • une grande différence cependant avec le précédent : cette fois-ci la corne se travaille beaucoup plus facilement. Elle est veloutée, et le sabot est moins rigide : on arrive, à la main, à faire un peu «jouer» les talons.

    12 jours d'emmaillotement des pieds avec des applications fréquentes d'Onguent TRADITION n°1 les ont bien préparés à être ferrés :

Ils ont acquis une souplesse suffisante pour pouvoir être ferrés sans danger avec des fers pantouflés.






5 après forgeage, finition des fers à la meuleuse. 9.12.93

6 Fer terminé : Ajusture en pince, et pantouflage des éponges remontant assez loin en quartiers



6 Vue de profil du même fer : on voit le pantouflage qui démarre à la 3ème étampure.


6 Vue de dos du même fer.


Le pantouflage est fort accentué sur les éponges. Un tel pantouflage a été rendu possible uniquement parce que l'Onguent TRADITION n°1 a donné assez de souplesse à la corne.


Un tel ferrage serait dangereux sans l'assouplissement important obtenu par l'ONGUENT TRADITION n°1

6Brochage avec 4 clous seulement par pied (1ère et 3ème étampures).

Clous n°0 brochés assez bas pour ne pas brider le pied. (ph. n°16)





4détail de la photo précédente :



on notera l'emplacement des 4 clous : très près de la pince afin de laisser un maximum de la paroi libre de s'écarter.







5 vue de face des 2 antérieurs. (ph. 17)

Garniture importante laissée à partir du dernier clou broché (3ème étampure)




4 (ph. 17) Agrandissement du détail de la garniture sur le quartier et le talon externes de l'antérieur droit, vu de face :











5 (ph. 18) Vue de dos des 2 antérieurs après brochage. Remarquer la garniture .


4 Agrandissement du détail de la garniture sur le quartier et le talon externes du même pied, vu de dos :





Onguent n°1, 2 fois par jour, sans emmailloter les pieds.

Marche sur route 2 fois 10 minutes le premier jour, en ajoutant 2 fois 10 minutes chaque jour et quelques minutes de trot à partir du 4 ème jour.

A suivre : 3ème étape, le 16.12.93 ...


© Copyright Catherine Castel

samedi 9 février 2008

Il trotte bien, mais si vous saviez... (1ère étape)

Suite de la page : «Il trotte bien, mais si vous saviez ... (préambule) »

Ce trotteur de 7 ans, souffrait donc d'une forte encastelure des 4 pieds, accentuée sur l'antérieur droit, où il y avait en outre un début d'ostéite. Il était suivi par le Dr S. vétérinaire.

Dès son arrivée en Lot et Garonne, le maréchal-ferrant, M. J. l'a referré avec de la garniture, en dégageant légèrement la sole. Le palefrenier déjà au courant du maniement de nos onguents l'a pris en charge, et lui a appliqué sur les 4 pieds de l' Extrait d'Onguent TRADITION n° 1, 1 fois par jour.


En 6 jours, le cheval s'est progressivement libéré, et a pu faire de petites promenades au pas, mais en gardant des foulées très étriquées et une forte gêne sur l'antérieur et le postérieur droits.

5 Photo prise le 27.11.93, après 6 jours d'onguent n° 1, 1 fois par jour

6 27.11.93 . les 2 antérieurs vus de face. Les 4 pieds sont très serrés, et, pour son cas, le traitement appliqué pourrait être plus rapide.



6 27.11.93 - Les 2 antérieurs vus de dos.



4Sur cet extrait de la photo précédente, et bien qu'elle ne soit pas très bonne, on remarquera la forme en "cylindre" de l'antérieur droit , très caractéristique de l'encastelure.





5 27.11.93 Antérieur droit.

Pour soulager le cheval au plus vite, on choisit de forcer d'abord sur l'assouplissement de la corne afin qu'elle retrouve une élasticité maximale. On déferre les 4 pieds.

Face à un cas semblable, on peut choisir le type de traitement que l'on souhaite appliquer au cheval. Ici, c'est un traitement rapide qui a été préféré, car

  • le cheval souffrait beaucoup
  • un maréchal-ferrant pouvait se déplacer à volonté : en effet, il lui a été nécessaire de revenir 4 fois à 7-10 jours d'intervalle afin de modifier la ferrure à cause de l'évolution très rapide des pieds
  • en outre, ce cheval était jeune et sa carrière de course et d'étalon était très compromise par cette immobilisation qui durait déjà depuis longtemps ...

Dans une autre situation, on peut choisir un protocole plus lent : les Extraits d'Onguents à l'Ancienne TRADITION permettent parfaitement de doser l'intensité des soins comme on le désire.

6 27.11.93 Antérieur droit, dessous du pied avant parage



5 Sur cette photo on notera l'architecture très massive du dessous du sabot : les parois sont épaisses, les barres sont importantes : ceci est une des conséquences très courantes de l'encastelure. Cela confère une très grande rigidité à la partie arrière du pied qui s'oppose à tout écartement spontané des talons, et fait encore plus progresser l'encastelure, comme dans un cercle vicieux.

6 27.11.93 Antérieur droit après parage .

On procède à un parage soigné et minutieux des 4 pieds pour : enlever les barres, amincir au maximum la partie arrière de la sole et l'intérieur de la paroi en talons (presque jusqu'à la rosée, mais sans faire saigner).

On ne touche quasiment pas à la sole en pince. (Bien sûr, le même travail est réalisé sur les 4 pieds)


Comme on avait remarqué sur la photo précédente, il y avait beaucoup d'épaisseur de corne dans la partie arrière du pied. Il est bien évident qu'une bonne épaisseur de corne est une protection nécessaire et souhaitable en temps normal. Mais ici, cela freine le traitement.

En amincissant la sole et les parois et en réduisant les barres,

  • nous favorisons la pénétration des onguents,
  • nous réduisons les tensions et résistances mécaniques de toute cette matière (rappelons que les barres ("arcs-boutants") retiennent les talons de s'écarter
  • et ainsi nous soulageons plus rapidement le cheval

On enlève tout ce qui peut l'être, allant, par un parage minutieux *, jusqu'à la rosée (sans faire saigner). (* n'ayons pas peur de consacrer le temps qu'il faut à ce parage, pour chaque pied : au début avec le rogne pied, ensuite à la rainette, copeau par copeau ...)

  • Ceci n'est effectué que dans les zones qui ont besoin de s'agrandir rapidement , c'est à dire surtout dans la zone des talons, et un peu dans la zone des quartiers.
  • En pince, ce n'est pas nécessaire, et on procède juste à un parage de «propreté».

ATTENTION :

ce type de parage serait dangereux pour le cheval si celui-ci était simultanément soumis à un travail intensif

327.11.93

La sole est ensuite remplie d' Onguent TRADITION n°1, et protégée d'une compresse. La paroi est enduite copieusement du même onguent et également recouverte d'une compresse. L'ensemble est emmailloté et bandé. C'est renouvelé 2 fois par jour sur les quatre pieds pendant 12 jours. Le cheval reste au box. Il est marché en mains quelques minutes par jour. Le palefrenier chargé des soins dit avoir constaté des progrès de jour en jour.

à suivre : étape n° 2 : le 9.12.93



© Copyright Catherine Castel

vendredi 8 février 2008

Il trotte bien, mais si vous saviez... (préambule)


«Il avait si mal qu'il a fallu le pousser pour descendre du camion »,

c'est ce qu'avait dit son vétérinaire, en le voyant arriver de Belgique chez cet entraîneur du Lot et Garonne qui connaissait nos onguents : cet étalon avait les pieds tellement encastelés qu'il ne pouvait quasi plus se déplacer.

Son propriétaire n'a accepté de lui laisser parcourir plus de 1000 km en camion que sur l'assurance de cet entraîneur que nos onguents lui permettraient de rétablir rapidement ce cheval.

Un des palefreniers s'est chargé des soins : il connaissait déjà nos produits pour les avoir utilisés chez un autre entraîneur (Région Centre) . Les autres et le Maréchal-ferrant se sont montrés extrêmement coopératifs.

Après deux mois de soins assidus, regardez-le trotter !...

Les différentes étapes du traitement de ce cas sévère d'encastelure ont été photographiées et présentées sur plusieurs salons, notamment la veille du Prix d'Amérique, à l'hippodrome de Vincennes, en janvier 1994.


© Copyright Catherine Castel