jeudi 8 janvier 2009

Comment ça marche ?

Je lis ici et là de l'étonnement devant les capacités de ces onguents - étonnement surtout de la part de ceux qui ne les ont pas encore essayés, car les autres ne se posent plus de question . En général, ils se contentent des résultats ...

Je vais donc tenter une explication : par exemple, pourquoi la neige ne tient pas sous la sole d'une pied ferré et entretenu avec ces onguents ?

D'abord, il y a un peu de gras dans ces produits, ce qui fait que la neige ne peut plus adhérer à la corne.

Bon d'accord, mais alors, pourquoi n'obtient-on pas le même résultat avec toutes les autres "graisses à pieds" ?

Tout simplement parce que ce n'est pas une "graisse à pieds" ordinaire . Son principe est de pénétrer DANS le pied en migrant au travers de la corne. Dans ces conditions, la corne est toute entière imprégnée de façon permanente, et pas seulement recouverte temporairement en surface, et, ensuite, le pied (interne) lui-même est stimulé.

Du coup, sa circulation sanguine également, avec toutes les conséquences que cela a :
  • meilleur réchauffement interne du pied,
  • meilleurs échanges biologiques,
  • meilleure nutrition des tissus, y compris de la paroi et de la sole, depuis l'intérieur, et dès la première application,
  • meilleur comportement mécanique de la boite cornée, du fait qu'elle devient plus élastique, plus amortissante, etc ....
Ceci, sans compter également ses qualités antiseptiques et fongicides qui le font agir contre les problèmes de mycoses, pourriture des fourchettes, etc ...

D'ailleurs, on peut faire un simple test : on pose sans frotter sur l'ongle d'un de ses doigts une infime touche d'onguent Tradition - par exemple du n°3 pour prendre le moins puissant - et on attend quelques minutes : la moité des personnes disent ressentir environ 10 minutes plus tard de la chaleur dans leur doigt sous l'ongle. Ce qui prouve que le produit a immédiatement migré dans la matière de l'ongle pour provoquer une réaction dans le doigt. En fait, ce produit migre vraiment au travers de la corne ou de l'ongle, mais tout le monde n'a pas ensuite la même sensibilité pour ressentir les choses.

Suite à cette indication, j'ai appris récemment qu'un nouvel utilisateur avait eu l'idée de s'en passer carrément sur ses pieds, avant même de le passer sur les sabots de son cheval : après tout, pourquoi pas, je les fais bien à la main depuis plus de 25 ans sans aucun problème - En tout cas, j'ai reçu rapidement le message suivant :

mon mari ... et comme il a toujours froid aux pieds, nous avons fait l’expérience de lui en mettre ; depuis, il vous bénit ; il n’a plus froid.

Chez nous, c’est ainsi, on ne fait pas les tests sur les animaux mais l’inverse.

Ce qui ne veut pas dire que je le recommande pour des applications cutanées, mais, simplement pour illustrer la capacité de "réchauffer" les pieds des chevaux ...

mercredi 7 janvier 2009

Dans la neige, avec ou sans fers

Il neige, c'est magnifique, et les chevaux adoreraient partir en balade ...

Oui, mais, voilà, comment faire avec la neige qui reste collée sous les soles ? ....

Dans ces temps d'hiver rigoureux, je rappelle que l'utilisation régulière d'onguent Tradition évite les inconvénients habituels de la neige qui motte sous la sole ...

Un entraineur l'a encore remarqué aujourd'hui, après 3/4 d'heure et 9 km d'entrainement sur une piste enneigée, les soles étaient comme au commencement .... Tellement banal pour quelqu'un qui a l'habitude d'utiliser l'onguent Tradition n°3 pour l'entretien des sabots de ses chevaux qu'il n'y fait même plus attention ...

Mais si vous voulez utiliser le n° 3 juste pour cela, alors sachez qu'une simple application sous chaque sole évitera à la neige de coller, que vos chevaux soient ferrés ou non. C'est très simple et très rapide à faire, et cela tient très bien ! *

Bonnes sorties !

(*) sous réserve, toujours, que les résidus du produit précédemment utilisé ne fassent pas barrage à l'utilisation de l'onguent Tradition. Voir à ce sujet : attention avant de commencer avec les onguents Tradition

mardi 6 janvier 2009

MEILLEURS VOEUX 2009

Pour vous et vos proches,
ainsi que vos compagnons
à poils ou à plumes !


dimanche 14 décembre 2008

PANTOUFLAGE "INVERSE"

Les effets nocifs de certains détails peu connus

Il s'agit de détails souvent infimes, mais qui ont de grandes conséquences pour le cheval.

Comme la plupart du temps, personne n'y prête attention, autant maréchaux que cavaliers, je vais le détailler ici pour bien le faire comprendre, afin que cela puisse être évité aux chevaux.

Pour cela voici un fer absolument banal, que j'ai récupéré sur un cheval qui venait d'être déferré :

Je le photographie de cette façon afin de mettre en évidence le détail important : à plat sur le bord d'une table, une règle posée verticalement en travers des éponges, sur la voute du fer, et maintenue par deux plots en pâte à modeler.

Lorsqu'on observe ce fer vu de dos, on voit immédiatement, que la règle ne porte réellement qu'aux point indiqués d'une flèche rouge, et petit à petit la distance entre le fer et la règle s'agrandit jusqu'aux ronds bleus.


Cette configuration de la voute des fers est une chose extrêmement répandue.

Examinons en détail l'incidence que cela a sur le sabot . Pour la facilité, je vais observer la branche gauche, où l'inclinaison de la voute est la plus nette :

J'agrandis ce détail ici :


On voit très bien que la voute du fer est en réalité conformée comme un plan incliné, (trait vert) s'abaissant vers l'intérieur du pied. L'angle entre les flèches mauves représente le degré d'inclinaison de cette voute.

Maintenant, quelques rappels de physique :

Lorsqu'une charge verticale, ici représentée en noir, est posée sur un plan incliné, ici tracé en vert, elle se décompose naturellement en deux efforts, l'un dirigé perpendiculairement au plan incliné, ici tracé en bleu roi, et l'autre dirigé dans le sens de la pente, tracé ici en rouge.

On peut même calculer très précisément la valeur des charges «bleue» et «rouge», en fonction de la charge initiale «noire» : la charge rouge est le produit de la charge noire par la tangente de l'angle mauve, autrement dite "pente" du plan incliné. (En toute rigueur, le sinus de cet angle, mais on admet l'équivalence pour des angles de faibles valeurs ).

C'est à dire, si j'appelle P la charge noire (dans notre cas la partie du poids du cheval supportée par cette partie du talon) , et R, la charge rouge, qui en découle, dans le sens de la pente, j'ai la relation suivante :

R = P x BC/AB

Si je reviens au cas de la branche du fer plus haut, je mesure ceci : BC/AB = 3,2 %.

Cela veut dire que 3,2 % de la charge exercée par le cheval sur cette partie de cette branche se transforme en un effort appliqué à ses talons, et dirigé vers l'intérieur du sabot. C'est à dire qu'il s'agit d'un effort de serrage, qui tend à faire se rapprocher les talons du cheval l'un de l'autre, et ceci d'autant plus fortement qu'il s'appuie lui-même fortement sur son pied, puisque nous avons vu que cet effort de serrage est proportionnel à la charge verticale .

Dans le cas de ce fer, la pente de l'autre branche est un peu moins importante.


Voyons ce que cela représente concrètement pour le cheval. Admettons que la pente de 3,2 % soit sur les deux branches et que le cheval pèse 400 kg.

Bien sûr, la charge sur chaque membre n'est pas uniquement supportée par cette partie-là du pied. Il faut bien voir qu'elle est normalement répartie de différentes façons, selon que la fourchette touche ou non le sol, que le sol est plus ou moins meuble, selon les angles du pied, la phase du mouvement, etc .

Par exemple, si la fourchette ne touche pas le sol, ce qui arrive trop souvent, et que le cheval se déplace sur un sol ferme, alors, au cours du mouvement, le cheval passe par des phases où la charge est entièrement supportée par les talons.

Des études s'accordent pour dire qu'à l'allure d'un trot soutenu, un cheval supporte sur chaque pied 2 fois son poids et celui de son cavalier. Ici, nous dirons pour simplifier que le cheval, la selle et le cavalier pèsent 500 kg.

Entre le moment où il a le pied au soutien, où son pied ne supporte donc rien, le moment où il se repose, et où ses talons ne supportent qu'une partie de son poids, et le moment où il trotte, ses talons vont avoir à encaisser de 0 à 1000 kg de charge verticale.

Dans ces conditions, notre petit calcul nous permet donc de dire que 3,2 % de cette charge est transformée en effort de serrage sur les talons, soit o à 32 kg.

Cela veut dire que par le simple fait de la conformation de la voute de ce fer en éponges, inclinée de cette façon, le cheval a à supporter des efforts de serrage de ses talons, qui ne sont nuls qu'en phase de soutien, car , même au repos, les talons de chaque pied supportent forcément une partie du poids du cheval.


Il ne faut pas croire que certaines valeurs soient négligeables : dès que la voute d'un fer n'est pas absolument horizontale, mais inclinée, il en résulte un effort dans le sens de la pente. Même s'il ne s'agit que d'un cheveu, comme sur la branche externe, où la pente y est de l'ordre de 1 %. C'est à dire que si les deux voutes étaient juste comme cela, cela ferait tout de même un effort de serrage de 0 à 10 kg au trot ... pour le cheval que j'ai pris comme exemple.


Il faut donc veiller à ce que les voutes des éponges d'un fer ne soient absolument JAMAIS inclinées vers l'intérieur, ne serait-ce que d'un cheveu.

Si on n'est pas sûr de les faire parfaitement horizontales, on peut les incliner très légèrement vers l'extérieur, car, à ce moment là l'effort dans le sens de la pente est un effort visant à aider les talons à s'écarter, ce qui va dans le sens de leur mouvement naturel, et ne peut que leur être bénéfique. Maintenant, il faut être très conscient que l'angle de l'inclinaison va très vite induire des efforts importants pour les talons, même dans le sens de l'écartement, et il faut soit conserver un angle de pente très faible, soit le faire après avoir donné énormément d'élasticité aux talons et à la sole, grâce aux onguents Tradition, ce qui va permettre alors d'agrandir considérablement le pied du cheval et résoudre tous les problèmes de pieds serrés, encastelures, etc . A lire également à ce sujet : ajusture et pantouflage


C'est le problème qu'il y avait pour K. : ses talons sont posés sur des branches dont les voutes sont inclinées vers l'intérieur, et cela lui fait serrer les talons à chaque foulée. Encore plus au trot qu'au repos, forcément. ( sans parler des allures encore plus vives !!! ... )

Il ne faut pas s'étonner, alors, qu'elle ait montré de la gêne, et que ses pieds se referment, de ferrure en ferrure ...




J'ai agrandi le détail montrant l'inclinaison des voutes des éponges : je mesure pour la voute en vert vif une pente de 7,7 %, et pour la voute en vert clair une pente de 6,9 %, soit une moyenne pour ce pied de 7,3 % .

Je ne sais pas combien pèse K., mais ce qui est sûr, c'est qu'avec ce fer, 7,3 % de la charge sur les talons de ce pied se transformaient à chaque appui en effort de serrage sur ses talons.

Si elle pesait comme le cheval que j'ai pris en exemple, et avec les mêmes approximations simplificatrices, nous obtiendrions :


de 0 à 73 kg d'effort de serrage sur les talons de ce pied,
selon les phases du mouvement,
entre le "soutien" et le trot.

Je précise que ces chiffres ne figurant sous cette forme quasiment nulle part, il est tout à fait compréhensible que cela soit ignoré de la plupart des gens.

C'est pourquoi

il n'est pas question d'utiliser ces éléments pour

critiquer,ni encore moins accuser

qui que ce soit.

En revanche, il me semble important de les faire connaître pour éviter, à l'avenir, que ce genre d'erreur par ignorance ne se perpétue, car cela a de très grandes conséquences pour les chevaux.


En toute rigueur, et ne serait-ce que d'un point de vue strictement mécanique, il serait bon d'inclure dans l'étude des efforts réellement ressentis par le cheval énormément d'autres données qui sortent du cadre de cette courte présentation.

Elle n'a d'autre but que d'attirer l'attention sur ce détail absolument infime qu'est souvent le pantouflage " inverse", réalisé par des maréchaux pourtant informés des effets du pantouflage "normal" comme moyen de désencasteler un pied, mais dont l'attention n'a pas été forcément attirée sur les effets pervers de ces infimes pentes que prennent parfois les éponges des fers sans qu'ils y prennent garde.

(autorisation et photo de K. aimablement offertes par sa propriétaire, que je remercie).


Copyright Catherine Castel


jeudi 23 octobre 2008

Simple témoignage…

Venant de découvrir votre site, je suis heureuse de voir la reprise de votre activité. Ne sachant pas comment ajouter un commentaire, je vous l’envoie, ainsi que la photo de mon retraité de 30 ans, bien dans ses sabots !

Christiane

Simple témoignage…


En février 1994 arrivait chez moi, pour une paisible retraite, le dernier cheval que j’avais monté au club hippique. C’était le cadeau que je voulais lui offrir pour toutes les années de travail qu’il avait eues.


Des problèmes de pieds traités par le vétérinaire, le maréchal, s’étaient un peu améliorés pendant quelque temps puis avaient repris entraînant des boiteries intermittentes au départ et de plus en plus tenaces par la suite. Un ami à qui je faisais part de mes inquiétudes m’indiqua alors les « onguents Tradition ». Je pris contact, rencontra la personne qui accepta, bien que son activité soit arrêtée, par sympathie et devant mon insistance…, d’en faire pour que je l’expérimente et le traitement fut mis « en route »… Je n’en avais pas parlé au maréchal. Lorsqu’il revint pour le ferrage quelques semaines après (j’ai toujours fait ferrer toutes les 6 semaines *), il m’a demandé ce que j’avais fait, surpris de voir une telle amélioration. Depuis j’ai toujours utilisé cet onguent n°3. Même les années aux étés très chauds et secs ne posaient aucun problème …et le maréchal d’ajouter : « c’est bien le seul cheval qui n’a pas les pieds secs ! ».
Des amis cavaliers qui passaient voir le retraité remarquaient…ses beaux sabots !
Voilà 8 ans que j’utilise ce produit… et j’ai un retraité «bien dans ses sabots » !!!!!

* j’ai toujours fait ferrer ou parer toutes les 6 semaines ... Il a eu les 4 pieds ferrés en mars et mai 94 puis que les antérieurs à partir de cette date jusqu'en juillet 2007 (ferrage arrêté à cause de son épaule gauche, démise, il ne pouvait plus se tenir sur un pied pendant les opérations). La mise pieds-nus ne lui a causé absolument aucune gêne, et ne lui a réclamé aucune période de transition.

dimanche 5 octobre 2008

Arriver à ferrer rapidement un Pied Dérobé

On appelle "pied dérobé" un pied dont le bord inférieur est dégradé à cause de l'arrachage d'éclats de corne, soit par faute d'entretien, soit parce que le cheval s'est arraché un fer, entrainant par la même occasion des morceaux de corne avec certains clous. Le pied peut également arriver à cet état quand la corne fend sous les clous : elle peut alors faire un éclat qui se détache du sabot.

Dans tous ces cas, à l'endroit où la corne manque, c'est très difficile de brocher, et cela peut même empêcher de ferrer un cheval, avec les conséquences que cela peut avoir : douleur pied nu, immobilisation, course ou compétition compromises, etc ...

Outre l'attention sur l'ensemble des sabots, ou les précaution pour éviter que la corne ne fende sous les clous, qui font l'objet d'un autre message, je veux parler ici de la

solution spécifique pour pouvoir brocher très rapidement un pied dérobé :

elle consiste à passer de l'onguent Tradition n°1 dans les endroits où la corne manque, et où il serait utile qu'il y en ait rapidement : si l'on peut en passer 4-5 fois par jour, on a de fortes chances de voir évoluer la corne en épaisseur, dans les endroits en question, de façon suffisante pour que le maréchal arrive à brocher, et ce en moins d'une semaine. Il ne s'agit pas d'un brochage "théorique", mais de quelque chose de solide qui permet travail, course ou compétition. Et même de gagner, comme c'est parfois le cas.

Si on ne peut pas assurer un soin aussi intensif, faute de disponibilité, les résultats sont moins rapides, mais ils permettent cependant de réduire considérablement les délais pour referrer.

Exemple : un Pur Sang anglais, engagé en CSO, s'arrache un fer et toute la corne solidaire des clous, d'un côté, 6 jours avant le concours : impossible de le ferrer.

Sa cavalière lui a appliqué du n°1, 5 fois par jour, pendant 5 jours, et le maréchal a pu le referrer la veille du concours qu'il a gagné.

Autre exemple : un autre Pur Sang anglais, à la corne très fine, s'arrache également un fer au pré : trop de "manques" de corne . Impossible de le referrer. Sa propriétaire, peu disponible, lui applique du n° 1 dans les "trous", seulement 1 fois par jour, et encore pas tous les jours : en 12 applications sur 2 semaines, l'évolution de la corne dans les "trous" est telle que le cheval a pu être referré.

Sur le reste des pieds, ces chevaux ont simplement de l'onguent Tradition n°3, selon le protocole pour "pieds normaux".

Quantité d'onguent n°1 nécessaire dans les deux cas, 30 à 60 cc, selon l'étendue des dégâts ...

mardi 2 septembre 2008

Attention, avant de commencer avec les Onguents Tradition

La question est mentionnée à la page "pour bien utiliser les onguents Tradition" ainsi que sur la notice. Mais j'ai l'impression que le message n'est pas assez clair.

Il s'agit du problème des possibles résidus laissés par le ou les produits déjà utilisés sur les pieds de votre cheval .

L'onguent Tradition n°3 pénètre instantanément (en tout cas, pour une petite quantité ) sur tout sabot vierge, c'est à dire qui n'a jamais rien reçu d'autre. (le n°1 idem, mais il vaut mieux faire le test avec le n°3)

La question se pose lorsque le sabot a déjà reçu un ou plusieurs produits . Certains d'entre eux laissent un film imperméable qui peut être absolument invisible, car à mi-épaisseur de paroi, donc indécelable, et très difficile à faire disparaître. Le sabot peut avoir toutes les apparences d'un sabot sec et nu, et même en mauvais état, et pourtant posséder ce fameux "film" invisible.

Ce "film" peut être très rémanent, selon les cas, et peut persister des mois après la dernière application de ce ou ces produits. Des cas de la sorte sont rares, heureusement, mais peuvent être très ennuyeux, car ces "résidus" qui font barrage à la pénétration des onguents "Tradition" peuvent s'avérer très récalcitrants à tout lessivage.

Je ne maitrise pas la question du lessivage ou de l'élimination de ces produits. Je cite la lessive St Marc qui marchait dans la majorité des cas, pendant les premières années où j'ai fait ces onguents. Depuis que je les ai repris, il s'avère que de nouveaux produits pour les sabots ont fait leur apparition, en même temps que la formule de la lessive St Marc a peut-être connu des évolutions : de ce fait, elle n'est peut-être pas aussi bien adaptée qu'elle l'était à l'époque ... Quoi qu'il en soit, il faut vraiment prendre la question au sérieux, et faire le petit test suivant jusqu'à ce qu'il soit absolument positif. Sinon, vous ferez des soins inutiles, et vous serez déçu, en l'imputant peut-être même aux onguents Tradition ...

Le "test" est très simple :

Sur la paroi propre et sèche, on applique gros comme une lentille d'onguent "Tradition" n°3, et on masse légèrement comme pour appliquer une crème de soin sur la peau. L'onguent doit pénétrer de la même façon. Si c'est le cas : tout va bien, on peut continuer.

Si, au contraire, l'onguent glisse au lieu de pénétrer, il faut arrêter, et procéder à un lessivage avec la lessive St Marc : au moins commencer par elle ... Eau très chaude, lessive très dosée ... voir la page "pour bien appliquer les onguents Tradition" .

Puis on refait le test . Ce n'est pas parce qu'on a fait 1 ou plusieurs lessivages ou applications de produits comme alcool à brûler ou , en dernier recours, acétone, que les résidus ont forcément disparu : comme ils sont invisibles, il n'y a que le moyen du test avec la lentille de n°3 qui permet d'en juger. Donc, je le répète quelque fastidieux que puissent être ces tâtonnements en aveugle pour trouver la bonne façon d'enlever ces résidus,

s'ils ne sont pas suivis d'un test positif,
ils ne sont pas suffisants ...

Mais, encore une fois, ces cas aussi "rebelles" sont rares ... En revanche, si vous vous trouviez en pareille situation, merci de me le faire savoir, avec les noms et quantités des produits précédemment utilisés, ainsi que la façon dont vous aurez réussi à vous en débarrasser ... cela pourrait aider d'autres personnes dans le même cas.

Des phrases souvent entendues :

  • "Je vais faire un lessivage en attendant de recevoir l'onguent, comme cela je serai prêt "
Ne vous donnez pas ce mal : il y a de grandes chances que vous n'en ayez pas besoin. Attendez de recevoir l'onguent, et faites le petit test : c'est lui qui vous guidera, pour savoir si le "lessivage" est nécessaire.
  • "cela fait 5 jours (ou 1 mois - ou x mois ) que j'ai arrêté tout produit sur les sabots ... Donc, il n'y a rien à craindre "
Rien n'est moins sûr : comme indiqué, certains "films" étanches peuvent être très persistants. Il faut absolument faire le test indiqué : lui seul permettra éventuellement de déceler ce "film".
  • "Je ne vois rien de spécial sur les pieds de mon cheval, pourtant cela fait 2 (3-5-x...) jours que j'y passe de l'onguent Tradition : j'avais bien fait le lessivage comme indiqué , au début. "
Si vous passez de l'onguent depuis 2 (3-5-x...) jours sans voir d'évolution de la corne, c'est que l'onguent "glisse" sans pénétrer : vous avez lessivé, certes, mais cela n'a probablement pas suffi à débarrasser les sabots de votre cheval de tout résidu du produit précédent, et cela fait "écran", et rend inutiles les applications d'onguent Tradition : il vaut mieux les interrompre, temporairement, et reprendre au début le processus de lessivage, suivi d'un test, etc .. jusqu'à ce que le test soit positif, et que la petite "lentille" d'onguent n°3 pénètre comme une crème de soin sur la peau.

Enfin, si vous vous trouviez dans un cas semblable où faute d'une explication suffisamment explicite de ma part, vous auriez consommé en pure perte une partie importante de votre pot, je vous présente toutes mes excuses, et vous invite à me contacter pour que nous puissions y remédier .